14 août – Randonnée de Preikestolen

Après une nuit réparatrice, nous reprenons notre chemin vers Preikestolen (Rocher de la Chaire). Nous longeons le Lysefjord, qui porte bien son nom « Fjord de la lumière » (42 km de long) et arrivons après 1h de route au début de la randonnée.

Le spectacle des gens perchés au bord de cette extraordinaire formation granitique est l’une des images emblématiques de la Norvège. Avec ses trois faces presque lisses plongeant à pic sur 604 m dans les eaux du fjord, le Preikestolen est vraiment très impressionnant et mérite vraiment les efforts pour y arriver. (4h A/R) La randonnée n’est pas très dure mais elle demande tout de même d’être en forme !

Il est surprenant pour nous de ne voir ni clôtures, ni barrières sur le rocher mais cela permet de garder un aspect « plus naturel du site » (si on exclut le nombre très important de touristes). Nous pouvons observer certaines attitudes un peu dangereuses de certains visiteurs pour des prises de photos …

Ce site est magique et nous avons passé une merveilleuse journée, sous le soleil (avec une petite averse de 10 minutes à la fin pour le plaisir ..)

En milieu d’après midi, nous avons repris la route pour dormir dans un appartement confortable dans une station de ski à Hara près de Roldal. Sur la route, nous observons de nombreuses maisons à toit végétalisé (ou comme le dit Nadège, des maisons à « cheveux » !)

11 au 13 août – Sous le soleil de Stavanger !

Le 11 août au matin, nous quittons Bergen sous la pluie. Bon, autant vous le dire, question temps en Norvège sur les trois prochains jours, c’est la loose ! Il a plu quasiment tout le temps avec parfois quelques éclaircies…

Le trajet dure environ 5 heures. Nous prenons deux fois le ferry (1h et 30min) pour traverser les différents fjords. A travers les gouttes, nous pouvons apercevoir de jolis paysages.

Nous prenons possession de notre appartement à Klepp (Boretunet à Borestrand), à 30 minutes de Stavanger mais au bord de la plage. Cet endroit est réputé pour le surf ! L’appartement possède une jolie architecture mais manifestement trop petit pour cinq. Après quelques palabres, nous négocions que les enfants dorment dans une chambre à part. Cool .. un grand appartement (30m²) rien que pour deux. Nous profitons de la cuisine commune et de la PS 4 pour les deux grands. En fin d’après midi, pendant une courte éclaircie, nous faisons une balade le long de la plage.

Le lendemain, motivés (enfin les enfants !) bien qu’il pleuve, nous sommes à 11h devant l’école de surf … pour rien. La marée est haute et les vagues sont trop importantes. Il faudrait revenir en milieu d’après midi … cela ne colle pas avec notre organisation et la météo nous conforte dans notre choix !

Nous décidons de partir visiter Stavanger. Nous commençons par le Musée Norsk Oljemuseum, qui retrace l’histoire de l’exploitation du pétrole et du gaz en Mer du Nord par la Norvège de 1950 à nos jours. Très intéressant de part ses explications et ses différentes maquettes ! Ensuite nous nous baladons dans les différentes rues de la ville (sous la pluie toujours !).

Le soir, nous dînons en compagnie de notre hôte polonaise en dégustant des crêpes. Ensuite, petite balade sur la plage.

Le 13 août, nous roulons pendant 2 heures jusqu’au début de la célèbre randonnée du Kjragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre eux parois écartés d’environ 2 mètres. Nous commençons notre randonnée en fin de matinée, motivés comme jamais. Il ne pleut pas encore …

Après une montée difficile (digne d’alpinistes), et 1h30 de marche, nous sommes confrontés à des conditions météorologiques dantesques : pluie, grêle, vent, froid, tonnerre, sols glissants. Nous décidons à l’unanimité de rebrousser chemin, avec un goût amer d’inachevé… Mais nous étions trempés et frigorifiés et cela commençait à devenir dangereux !

Bien contents de retrouver la voiture pour nous changer, nous re-goûtons au « pique nique car »! Nous patientons à Lysebotn jusqu’à 18 h dans un café en dégustant des boissons chaudes et nous embarquons dans le ferry direction Songesand où nous logeons. Pendant la traversée, le soleil est revenu et nous pouvons admirer ce fameux rocher depuis tout en bas ! Les paysages sont très jolis tout au long de la traversée ; ce qui nous réconcilie un peu avec la Norvège …

Le logement à Songesand est une grande maison où nous pouvons nous reposer et faire sécher toutes les affaires de randonnée. Très belle maison ! C’est frais et dispos que nous reprendrons la route le lendemain direction le Rocher de Preisketolen!

06 août – Finse, Randonnée sur glacier

Sur le trajet entre Oslo et Bergen (Il paraît que c’est un des trajets en train les plus beaux du monde … ), il existe un village, plutôt un hameau, uniquement desservi par le train, dénommé Finse où il est possible de faire moult activités sportives, dont la Randonnée sur Glacier.
Nous avons choisi cette destination pour vivre cette expérience…

Nous arrivons le 05 août en fin d’après midi sous une pluie battante (on se dit : ah là là, on est mal barré !). Heureusement, la pluie s’arrête et nous pouvons nous balader pour admirer le paysage et le glacier Hardangerjokulen situé à 1222 mètres d’altitude. Nous logeons dans un Hôtel « Finse 1222 », très sympa, où nous mangerons extrêmement bien ! La vue depuis l’hôtel sur le lac et le glacier est somptueuse !

Le 06 août, après un très bon petit déjeuner, nous partons habillés chaudement vers 11h pour notre périple. Nous faisons la connaissance de notre guide (en mode « marche ou crève! ») et du groupe (2 italiens et 2 hollandais, tous affûtés!). Nadège et Jeanne se sentent toutes petites… mais tiendront le rythme sans trop de mal! (eh, ouais!) Après 2h de marche pour atteindre le glacier, nous grignotons puis nous nous équipons : casque, baudrier et crampons!

Nous commençons alors notre périple, encordés, sur le glacier qui durera 2h. Très belles sensations et des paysages somptueux !!! Nous marchons sur de la glace (rien à voir avec le glacier sur lequel nous avions expérimenté la motoneige en Islande où nous avions l’impression de marcher sur un tapis de neige), il y a plein de crevasses et la couleur bleutée de la glace est somptueuse (le bleu est du à l’oxygène libéré sous la pression des blocs de glace)! Le retour se fera sous la pluie (pas grave!), nous avons eu de la chance!

Après un repos bien mérité, nous reprenons le train pour Bergen en admirant les paysages… Lacs, forêts et maisons typiques en bois…

22 & 23 février 2019 – Le Wadi Rum et Aqaba

Après une bonne nuit, bien équipés, nous reprenons le 4×4 pour un trek de 3h près de la frontière de l’Arabie Saoudite. On pourra y observer des fossiles, quelques rochers aux formes particulières (Eléphant et tortue). Nous partagerons un thé improvisé avec 2 allemandes et leur guide (l’une d’elle étudiait l’arabe et l’Islam à Amman dans le but de travailler en Allemagne afin de faciliter l’intégration des turcs, échange très intéressant!). Nos deux guides nous improviseront une danse sur un rocher …

De retour au camp, nous déjeunerons (c’est un peu toujours le même repas sur le camp : de la viande et des salades) puis nous monterons à dos de dromadaires pour une balade d’1h dans le désert. On n’est pas trop fan !….

Nous retrouvons notre voiture et nous nous dirigeons vers notre hôtel « Lacosta Hotel » à Aqaba. Nous redécouvrons le plaisir de prendre une douche … En fait, nous ne nous étions pas lavés pendant notre séjour dans le désert : les douches étaient à l’air libre (température fraîche) et pas d’eau chaude. Vous comprendrez aisément que l’on peut s’en passer pour deux jours.

Aqaba est une petite station balnéaire sur les bords de la Mer Rouge. Elle se trouve à la frontière avec Israël. La ville a peu d’intérêts mais elle est proche de nombreux spots de plongée. La température est agréable et après le froid du désert, on apprécie.

Le soir, nous nous baladerons dans la ville sur la King Hussein Street (corniche) et nous dînerons dans un très bon restaurant sur la marina « Romero at Royal Yacht Club », le petit plaisir en terme de restauration de ce séjour.

Le lendemain matin, nous ferons un petit tour dans la ville en passant devant la mosquée Chérif Hussein Ben Ali, puis le long de la plage, devant le fort d’Aqaba (fermé quand nous y étions) avant de terminer par le souk aux fruits et aux légumes (Erwan s’est laissé embobiner et nous achetons du thé…! ). Comme toutes les villes de Jordanie, elles ne sont pas belles (en travaux perpétuellement) et un joyeux bazar (ou souk) y règne.

Nous irons ensuite au Sud d’Aqaba sur une plage publique où se trouve le spot de plongée Japanese Garden (En maillot, Nadège, se sent un peu, beaucoup regardée!). Malgré une température de l’eau assez fraîche, nous sommes allés explorer les fonds en snorkeling. Nous aurons eu un bref aperçu des fonds de la Mer Rouge (poissons et coraux!) mais il faudra revenir un jour pour en voir davantage en plongée…

Après un déjeuner au restaurant « Ali Baba », nous reprenons la route jusqu’à Madaba (4h de route) où nous dormirons pour notre dernière nuit. L’hôtel « Saint John Hotel » n’était pas terrible mais bon pour une nuit, on s’y fera (Hein, Nadège !).

Nous reprenons l’avion le 23 février direction Paris Charles de Gaulle. Et ainsi s’achève notre semaine. La Jordanie possède de très beaux sites inscrits à l’UNESCO et pour une semaine, c’est parfait. Les gens sont accueillants et souriants. On peut s’éclater en conduisant car c’est le bordel, ça a bien amusé Erwan !

21 février 2019 – Le désert du Wadi Rum

Après une nuit glaciale dans notre hutte (on n’était pas bien organisé avec nos couvertures et peaux de bêtes, on fera mieux la nuit prochaine…), nous nous levons de très bonne heure ; et ce n’est pas un euphémisme ! Lever à 4h30 du matin, mais c’est pour une cause exceptionnelle !!!! (roulement de tambour …) Nous nous sommes offerts une petite folie : un vol en montgolfière au dessus du désert au lever du soleil !!! Eh là, mes amis, on en prend plein les mirettes !

Après 3/4 h de voiture, nous arrivons sur le site de décollage et nous attendons les professionnels de la société « RUM Balloon » dont le responsable est Khaled Shishani, seul autorisé à faire voler des montgolfières en Jordanie.

Nous assistons, impatients, aux préparatifs : pose de la nacelle et fixation au ballon, déroulage de la « voile », et gonflage de celle-ci avec des ventilateurs. Tout cela avec le soleil qui se lève et la lune qui se couche. Un moment d’exception !

Nous allons passer une heure au dessus du désert et admirer le paysage. Ce désert est très particulier car c’est un désert de sable mais avec de nombreux rochers ; ce qui en fait sa particularité.

Le Wadi Rum est le type du désert sauvage par excellence : des températures extrêmes, un soleil violent au petit matin, lorsqu’il mord à travers les siq (gorges, défilés). Le désert doit sa popularité à Lawrence d’Arabie qui y séjourna en 1917 durant la Révolte arabe, une campagne menée par le roi Hussein, contre les Turcs ottomans, dans le but de former une nation arabe indépendante. Le célèbre film « Lawrence d’Arabie » y fut tourné.

Après ce moment exceptionnel, nous rejoindrons la tente principale pour un petit déjeuner frugal puis nous embarquerons dans le 4×4 pour y découvrir les principaux sites du désert :
– Les Dunes Al Hasany où les enfants testeront le surf des sables (un petit souvenir lorsque nous en avions fait aux Great Sand Dunes aux USA pendant notre Tour du monde),
– Le Siq Khazali, étroit défilé où nous pouvons observer des inscriptions anciennes : paires de pied, femme en train d’accoucher …
-L’arche de Little Rock Bridge, qui offre un superbe panorama sur le désert,
– La Maison de Lawrence, où il ne reste pas grand chose de l’édifice et nous prendrons le thé sous la tente.

Nous ferons une halte à l’ombre puis au soleil (parce qu’il ne fait tout de même pas très chaud à cette saison). Notre guide nous préparera un très bon déjeuner au « barbecue » improvisé.

Nous continuerons notre périple en 4×4 dans le Djebel Mahraq, nous marcherons pendant 1 heure dans un Siq puis nous irons visiter la célèbre Arche de Burdah, qui est la plus imposante du désert et perchée à 80 mètres de haut. Nous traverserons de nombreux djebels, dont nous n’avons pu retenir les noms.

Nous finirons notre grande journée sur l’Arche d’Umm Fruth où nous attendrons pendant 1 h30 que le soleil se couche et pourrons admirer ce magnifique spectacle. Quelle chance ! Nous rencontrerons sur le chemin de nombreux dromadaires avec leurs petits. Charmant spectacle !

Bien fatigués, nous rentrerons au campement où nous dînerons. Maxime s’essaiera à la danse locale avec nos hôtes et nous discuterons (en anglais) avec les visiteurs présents au campement : des américains, des allemandes, des australiens et des français.

Pour bien dormir cette fois-ci, nous préparons bien nos lits : Couvertures et peaux de bête bien calés, polaire, leggings, gants … Avant de nous coucher en pleine nuit noire, nous admirerons le superbe ciel étoilé. Faites de beaux rêves …

20 février 2019 – Pétra et le désert du Wadi Rum

Après une nuit réparatrice, nous nous levons un peu moins tôt (départ vers 9h) et nous nous rendons compte qu’effectivement, nous avions bien fait de nous lever tôt la veille car il y a beaucoup de monde ! Nous allons effectuer le Jabal Haroun Trail (qui dure 5h A/R en théorie). Nous empruntons de nouveau le Siq puis nous ne pouvons nous empêcher de prendre quelques photos devant le Trésor avec le soleil levant.

Nous prenons le chemin du trail. Après quelques hésitations pour trouver la bonne direction, nous marchons pendant 1h30 et compte tenu du temps qui nous était imparti, nous rebroussons chemin après avoir aperçu le mausolée blanc, lieu de pélerinage pour musulmans et chrétiens. Le djebel Haroun (1350m) correspondrait au mont Hor évoqué dans la bible, là où reposerait Aaron, le frère de Moïse.

Nous déjeunerons au Al-wadi Restaurant (Quand on aime, on ne compte pas ..) et nous prenons la route direction le désert du Wadi Rum.

Après 1h30 de route, notre guide nous attend et nous conduit au camp de bédouins où nous allons passer 2 jours. Les paysages sont grandioses et le dépaysement assuré! Le camp est sommaire, en plein désert: nous dormirons à cinq dans une petite cabane, mangerons et discuterons avec l’ensemble des touristes et autochtones du camp dans une grande tente commune. Simon et Erwan (pour sa première fois !) essaieront la Chicha, comme si nous n’étions pas déjà assez enfumés dans la tente ! Quel plaisir de rencontrer et d’échanger avec des gens de toutes nationalités!

19 février 2019 – Pétra

L’antique cité nabatéenne de Pétra, taillée dans les falaises de grès rose, fait partie des sites les plus illustres figurant au patrimoine mondial de l’Unesco. Elue en 2007 parmi les « Sept nouvelles merveilles du monde », elle a conservé au fil des siècles tout son pouvoir de fascination. Pétra fut découverte en 1812 par l’explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt, qui dut gagner la confiance des tribus locales en se déguisant pour arriver à pénétrer sur le site.

Un peu d’histoire : La tribu arabe des Nabatéens arriva dans la région autour du VIe siècle av.JC. Ces marchands organisèrent le contrôle du commerce des épices et de l’encens. Pétra compta jusqu’à 30 000 habitants. Dès l’an 106, les Romains s’emparèrent du royaume nabatéen et continuèrent à l’aménager en y incorporant des éléments typiques des cités romaines (Voie à colonnades, thermes ..). En 363 et 551, deux séismes détruisirent la moitié de la ville qui tomba dans l’oubli jusqu’en 1812. Les fouilles continuent toujours, car elle est loin d’avoir révélé tous ses secrets…

Pour éviter la foule (et les cars de touristes asiatiques …), nous nous lèverons de bon matin (6h30) et nous nous rendrons au centre d’accueil des visiteurs muni de notre Jordan Pass (très économique et très utile pour le visa et les visites des principaux sites).

Pour accéder au site, nous passons devant les blocs des Djinns (mot arabe signifiant « esprit »), puis nous empruntons le Siq, étroit défilé d’une longueur de 1.2km pris entre deux immenses parois et considéré comme un passage sacré. C’est sur le Trésor (Al-Khazneh) taillé à même la roche que débouche, en plein soleil, ce parcours sinueux. Ce mausolée est emblématique de Pétra. Il a été sculpté au Ier siècle av JC, atteint 43m de hauteur pour 30m de largeur. Pour les cinéphiles, le film Indiana Jones (n°3) a été tourné pour une partie sur ce site !
C’est un réel émerveillement de se retrouver devant ce site dont nous avons tant entendu parlé ! Il y a vraiment une ambiance mystique et le site est réellement impressionnant par sa grandeur !!!

En continuant notre chemin (par la droite), nous passerons devant la rue des Façades, une quarantaine de tombes et d’habitations, puis admirerons le Théâtre (beaucoup d’émotions devant celui-ci …). Nous poursuivrons par la voie à colonnades, le Grand Temple et nous monterons les 800 marches jusqu’au Monastère (Al-Deir). Ce monument, qui rappelle le Trésor par son architecture, est bien plus imposant (50m de largeur pour 45 m de hauteur) .Quelle beauté ! Cela valait vraiment le coup de monter car nous avons des points de vue exceptionnels !!!

Sur l’ensemble des routes, des escaliers et chemins qui sillonnent le site, il y a de nombreux marchands qui vendent toutes les babioles (made in china ??) possibles. Nous pouvons comprendre que les jordaniens vivent du tourisme mais cela dénature malheureusement fortement le site (hein, Simon !)…

Après une halte au Monastère, nous redescendons et nous prenons le « High Place of sacrifice Trail » depuis Qasr al-Bint où nous ferons une halte pour pique-niquer. Ce trail d’1h30 est vraiment à faire, sans grande difficulté. Il permet d’avoir de nombreux points de vue époustouflants sur le site qui s’étend sur de nombreux hectares. De plus, on a pu admirer des formations rocheuses aux veines magnifiques ! Et pour notre plus grand plaisir, nous sommes quasiment tout seuls!

Dans le guide, il est écrit que le spectacle des tombes royales au coucher du soleil vaut vraiment le détour … ni une, ni deux on décide d’aller les voir. Le spectacle est vraiment grandiose quand on pense que celles ci ont été crées il y a 8 siècles avec les moyens rudimentaires qu’ils avaient à cette époque ! Pensant avoir fini la balade pour aujourd’hui, nous rencontrons une canadienne qui nous dit que le Al-Khubtha Trail est extraordinaire et que cela dure 20 minutes … bon, on y va … En fait, cela dure un peu plus longtemps (1h15 A/R) mais cela permet d’avoir une vue plongeante sur le Trésor !

Après ces 11h de balade, une pause est bien méritée dans le plus ancien bar du monde ! En effet, celui-ci est situé à l’intérieur d’un tombeau nabatéen vieux de 200ans. Nous prendrons un apéritif amélioré composé de jus de fruits et de nachos !

Après cette journée intense en émotions, nous rentrons fatigués à notre hôtel. Nous dînerons dans un restaurant très sympa « Al Wadi Restaurant » dans le centre de Wadi Musa.

11 au 18 août – Cortina d’Ampezzo (Les Dolomites)

Après ces quelques jours autour du Lac de Garde, nous reprenons la route en direction de Cortina d’Ampezzo. Nous longeons le lac de Garde sur toute sa longueur (avec quelques bouchons de départ/retour de vacances) puis nous remontons sur Bolzano (que nous décidons de ne pas visiter). Bien que Tom Tom nous indique une route plus rapide, nous prenons la fameuse Grande Route des Dolomites qui passe par plusieurs grands cols : Ortisei (nous nous arrêterons déjeuner dans le village typiquement bavarois),  la Sella, Pordoi, Arabba et enfin le col de Falzarego.

Nous arrivons en fin d’après midi à Cortina d’Ampezzo, une des stations de ski les plus chics d’Italie. L’appartement est situé dans un chalet de montagne, il est spacieux mais manque juste d’un petit quelque chose de chaleureux… Pas grave! Nous nous rendrons vite compte d’une mentalité particulière des habitants/touristes basée sur la démonstration de leur pouvoir d’achat. Pas très cool !

Hormis cela, nous avons passé une très belle semaine, sportive, sous le soleil avec des températures idéales pour les randonnées.

Le 12 août, après une visite de la ville le matin, nous sommes partis visiter le « Lago di Braies » à 1 h de route. A 1495 mètres d’altitude, ce  lac d’une belle couleur verte effleure le Massif de la Croda del Becco. Nous avons fait le tour du Lac et essayer le drône. De magnifiques panoramas et de très belles couleurs ! Seul bémol, un peu-beaucoup de monde…

Le lendemain, nous nous levons de bonne heure (6 h pour un départ à 7h – Nous ne le regretterons pas compte tenu des nombreux touristes qui commencent les randonnées vers 10 h) et nous entamons la randonnée des « Tre Cime di Lavaredo ». Nous marcherons 4h pour faire le tour  des Trois Cimes, trois montagnes très caractéristiques et icônes des Dolomites,  avec une vue époustouflante sur celles-ci depuis le refuge Locatelli. Pour ceux qui nous lisent et qui ont randonné au Parc torres del Paine au Chili, on pourra remarquer quelques ressemblances … Même les marmottes étaient au rendez-vous ! Les panoramas à 360° sont magnifiques et nous en prenons plein les yeux !!!

Les montagnes des Dolomites, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, sont vraiment particulières et de toute beauté ! Elles doivent d’ailleurs leur nom à un minéralogiste français, Dolomieu, qui étudia leur composition dans les années 1700 (la roche qui les compose et leur donne leur couleur contient autant de calcium que de magnésium).

Le mardi 14 août, comme la météo annonçait de la pluie, nous avons décidé de rester tranquilles à la maison … Cool, ce sont tout de même les vacances ! En fait, il n’a pas beaucoup plu … En fin d’après midi, les enfants sont allés s’essayer à l’escalade sur la plus grand mur d’escalade d’Italie (22 mètres de hauteur !!) Jeanne était aux anges et ils ont fait 3 montées dont une 5c et une 6a ! Trop bien !!!

Le mercredi 15 août, lever 6h30, nous prenons la direction du « Lago di Sorapis » pour un randonnée de 8h ! Nous monterons sur 900 mètres de dénivelé pour atteindre tout d’abord le lac, d’une couleur bleu laiteux surprenante, puis le glacier « Ghiacciao Occidentale » ! Que de beaux souvenirs de notre tour du Monde en revoyant ce petit glacier !!! Nous reviendrons par la route la plus longue à travers la forêt pour retrouver notre « Audi A6 » ! Belle randonnée sportive et fatigante pour toute le monde !

Le jeudi, lever à 6h30, pour nous rendre sur le massif du Tofane … Nous allons nous lancer pour la première fois dans l’ascension de deux Via Ferrata : la Ferrata Ra Pegna (niveau Easy) et la Ferrata Ra Bujela (niveau Medium). Nous avions loué notre matériel la veille : casques et baudriers. Pendant 5 h, nous avons arpenté ces deux gros rochers. Simon n’a pas trop apprécié et n’a fait que la première ; pour les autres, éclate totale !! Belle expérience et journée toujours aussi sportive !

Le vendredi 17 août, lever 7h (vous avez remarqué que l’on décalait l’heure de lever …), nous prenons la route du col de Giau et nous nous arrêtons sur le parking « Ru Curto » pour faire la randonnée de 6h du « Crado Da Lago ». Simon ne nous accompagnera pas sur cette randonnée car il la fera en courant depuis notre appartement (23kms en 4h) – Trop fort, ce Simon !!! Pour nous, nous en prendrons de nouveau plein les yeux, les panoramas sur les massifs autour de Cortina d’Ampezzo sont toujours aussi époustouflants !

Les après-midis, nous nous reposerons après tous ces efforts ! Les siestes sont les bienvenues et, la WIFI étant absente, nous en profiterons pour jouer à des jeux de société, pour le plus grand plaisir de tous, surtout de Jeanne!

Après cette très belle semaine, nous reprenons la route vers Venise le samedi matin …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 356 à 365 (29 juillet au 07 août) – Nouméa, derniers jours (snif!snif!) !

Le 29 juillet, nous allons visiter le centre culturel Jean Marie Tjibaou. Jean Marie Tjibaou (1936-1989, né dans la tribu de Tiendanite) a fait beaucoup pour la promotion de la culture kanak et  a été le premier président du Front de Libération National Kanak et socialiste. Il signera en 1988 les accords de Matignon qui apporteront un peu de calme sur le territoire. Il sera assassiné par un extrémiste kanak en 1989.

On peut y trouver de l’art néo calédonien et mélanésien ainsi qu’une sensibilisation à l’écologie. A l’extérieur, nous pouvons parcourir un chemin « Kanak » qui nous explique la végétation calédonienne et les traditions kanaks. Instructif et surtout une très belle architecture !

Le lendemain, sous un beau soleil, nous réalisons l’ascension du Mont Dore (772 m – 4h de marche). De très beaux panoramas sur la pointe de Nouméa et son lagon.

Après une journée tranquille, nous prenons le 01 août la direction du Grand Sud. Nous ferons une première halte aux Chutes de la Madeleine où nous randonnerons sur le chemin des Agathis avant de nous rendre dans la réserve naturelle de Cap N’Dua. Nous espérions pouvoir observer des baleines mais elles n’étaient pas au rendez-vous! La période mi-juillet, mi-septembre est la période où les baleines se reproduisent dans la baie de Prony. Sur la route, nous longerons une usine de traitement de nickel. Cette ressource est très présente dans le sol calédonien et il existe trois usines sur l’île principale. A noter que la chute du cours de ce métal rend la situation économique difficile.

Nous finirons la journée en randonnant sur le sentier de la pénitentiaire. En effet, la Nouvelle Calédonie fût un important centre de déportation pour les bagnards de 1864 à 1897.

Le 02 août, nous partons à 6h45, direction l’îlot du phare Amédée à 40 minutes en bateau de Nouméa. Nous voulions profiter de ce cadre exceptionnel pour découvrir ou redécouvrir la plongée avec bouteilles. Un grand défi pour Nadège ! Les enfants et Nadège réaliseront leur baptême de plongée. Trop beau ! Ils ont vu deux tortues avec leurs raies Mora, des bans de poissons chirurgiens et perroquets, de magnifiques coraux…. Quant à Erwan, après n’avoir pas plongé depuis 20 ans mais ayant son niveau 1, il effectuera deux belles plongées d’exploration dont une épave, un ancien démineur la Dieppoise. Un peu stressant au départ, mais cela s’est très bien passé ! Nous avons pu nous balader autour de l’îlot et monter en haut du phare pour découvrir de beaux panoramas. De plus, nous avons fait la connaissance des fameux tricots rayés, des serpents de mer, omniprésents ! Une magnifique journée !!

Le 04 août, nous décidons d’explorer une partie de la côte ouest : baie de Ouano avec le sentier de Méegiwé, le fort Teremba et son histoire, la plage de Poé (pour le pique nique) et enfin le sentier des 3 baies avec la plage de la Roche Percée. Le soir, nous ferons la connaissance d’autochtones, amis de Xavier et Armelle, pour notre plus grand plaisir.

Aujourd’hui, 05 août, nous rédigeons ce dernier article sur notre deuxième semaine à Nouméa …

Demain matin, nous prendrons l’avion pour Sydney, puis Doha, puis Paris avant de prendre le train pour Angers, dernière étape avant notre retour à la maison.

Nous vous posterons demain nos petits mots de la fin ! A très bientôt !!!!!

Jour 349 à 355 (22 au 28 juillet) – Nouméa, notre première semaine !

Nous arrivons le 21 juillet sur la Grande Terre surnommée « le Caillou »  en fin d’après midi. Après avoir récupéré notre voiture (Citroën Berlingo, s’il vous plaît ! Et conduite à droite (un peu de mal à s’y réhabituer depuis le temps !)), nous découvrons notre 111ème et dernier logement à Dumbéa ! (snif !..) Cela fait quand même un logement tous les 3,28 jours sur un an ! La vue de la maison sur la baie de Dumbéa est splendide !

Le week-end, nous resterons tranquilles avant d’aller visiter le centre de Nouméa le 24 juillet. Au programme : visite de la place des Cocotiers, visite du musée de la ville qui relate l’histoire de Nouméa (intéressant !) et balade autour du port Moselle avant de gagner la presqu’île de Nouville et ses vestiges du bagne. Nous finirons la journée en montant au fort Tereka d’où nous aurons une belle vue sur l’anse Kuendu.

Le 25 juillet, nous irons randonner dans la parc de Dumbéa le long de la rivière (2h).

Le lendemain, nous irons visiter le Parc Provincial de la Rivière Bleue, sans Simon qui s’est fait mal au tendon d’Achille (rien de trop grave, heureusement !). Nous découvrirons la faune et la flore de ce parc très bien entretenu dont le célèbre cagou, oiseau emblématique de la Nouvelle Calédonie (espèce protégée en voie de disparition), et un arbre millénaire, le grand Kaori. Nous pourrons observer la forêt noyée avec des troncs « argentés » qui émergent au milieu des eaux bleues d’un lac de retenue. Nous avons effectué quatre petites randonnées. Ce fût une très belle journée !

Les températures sont plutôt agréables autour de 25°C. Par contre, il fait nuit vers 18h ! Eh oui, nous sommes en hiver dans l’hémisphère Sud.

Après avoir découvert la baie des Citrons et l’Asnse Vata, où Erwan s’est baigné, le 27 juillet; nous prenons le lendemain la direction de Thio et de la Côte oubliée. Nous admirerons de très beaux paysages avec de magnifiques couleurs et nous profiterons de la plage de Port Bouquet ! Nous n’avons quasiment croisé personne (et surtout aucun touriste !).

Encore de belles découvertes pour la semaine à venir … A suivre. Rassurez vous, Simon est de nouveau sur pied!


Jour 345 à 348 (18 juillet au 21 juillet) – L’Ile des Pins, petit coin de Paradis !

Après 8h15 de vol, nous arrivons à l’aéroport international La Tontouta de Nouméa. Après une nuit de transit, nous reprenons l’avion en début d’après midi pour l’Ile des Pins.

Celle-ci a été découverte par James Cook (encore lui !) en 1774. Il la baptisa ainsi en raison des grands pins qui longent le littoral. En 1800, des missionnaires débarquent sur l’île avant qu’elle ne soit transformée en colonie pénitentiaire par la France en 1872. (Le bagne fermera en 1911)

Nous logerons dans un chalet au milieu d’un parc sur la baie de Kanuméra. Trop beau ! Après les grosses chaleurs du Japon et d’Asie, nous apprécions de retrouver des températures plus respirables (voire un peu trop fraîches pour certaines …)

Le 19 juillet, nous montons à pied au Pic N’ga (277 m) qui nous offrira un magnifique panorama sur l’île et ses lagons. L’après midi, Jeanne sera la première à voir une magnifique tortue en snorkeling dans la mer de la baie où nous logeons. Nous profitons des joies de la plage et de la baignade (pour les moins frileux !).

Le lendemain, nous louons une voiture pour faire le tour de l’île, sous un temps plus mitigé : vestiges du bagne, cimetière des déportés, grotte de la Troisième et les différentes baies dont la baie St Maurice et ses statues de bois. Nous randonnerons de la Baie d’Oro à la Baie d’Upi.

Le 21 juillet, sous un beau soleil, nous nous baladerons le long des baies de Kanuméra et de Kuto et profiterons des joies de la plage et du kayak avent de reprendre l’avion en fin d’après midi pour Nouméa.

Nous avons passé quelques jours idylliques sur cette île ! Cela nous a tout de même fait bizarre d’entendre parler français (cela faisait 6 mois ; c’était en Polynésie) et de voir beaucoup de nos concitoyens ! Il va bien falloir s’y habituer ….

Jour 329 à 332 (02 juillet au 05 juillet) – L’ascension du Mont Fuji, quelle Aventure !

Le 01 juillet, direction Kawaguchiko en train avec un transfert à Otsuki … et là commence l’aventure du sac en papier ! Comme nous vous l’avions dit précédemment, Simon s’est acheté de superbes chaussures à Tokyo. Celles-ci ne rentrant pas dans son sac, il les a gardées dans un sac en papier avec sa parka au cas où il pleuvrait. Nous partons de Tokyo à 14h30, sans se tromper de quai ou de train (pas toujours évident de se repérer dans les gares car tout est en japonais !). A notre changement de train à Otsuki (temps pour sortir extrêmement court), nous nous rendons compte une fois sur le quai que le « fameux » sac a disparu ! Et là, nous élaborons toutes les hypothèses. Chacun se sent un peu responsable et Simon est dépité ! Mais surtout, personne ne se souvient où ce sac a pu rester : dans le train ou sur le quai à Tokyo ? Après un appel sans succès aux objets disparus à Tokyo et un appel pour vérifier dans le train, Erwan décide de retourner à Tokyo ! (3h de train A/R….) Il reviendra bredouille à 22h alors que les autres membres de la famille ont continué le trajet jusqu’à Kawaguchico et découvert notre chambre dans la guesthouse (futons, et confort à la japonaise).Nous sommes samedi soir et Simon n’a pas de parka pour monter le Mont Fuji le lendemain…

Heureusement, nous trouvons un petit magasin ouvert où une parka fera le bonheur de Simon ! Premier problème de résolu. Nous retrouvons notre guide Yosuke à 11h, direction la 5ème station du Mont Fuji où commence l’ascension à pied. Par acquis de conscience, nous demandons à Yosuke d’appeler les objets perdus. En effet, la communication est difficile car peu de gens parlent anglais. Eh là, miracle (alleluia !), le sac a été déposé par de gentils voyageurs à la gare de Kofu, où Erwan (encore lui?) se rendra à  notre retour du Mont Fuji (4h de bus en perspective) ! Simon est aux anges ! Mais c’est tout de même lui qui avait oublié son sac sous son siège….

Nous commençons à marcher vers 13h sous le soleil. La vue est splendide notamment sur les lacs de la région. La montée est rude et après 4h de marche, nous arrivons à notre refuge à la 8ème station (3360 mètres d’altitude, 1055 mètres de dénivelé, 6,2 kilomètres de marche). On est rinçé et il fait super froid !  A 17h30, on mange (curry dans une barquette en plastique…mouais) et à 18h, direction le dortoir … et là surprise, avez-vous déjà vu des sardines en boite ? Ce sera nous pour la nuit à venir !!!!! Confort réduit au minimum !!!! Même pas d’eau courante. Coucher à 19h et lever à 2h du matin. Les enfants ont dormi, les parents pas vraiment.

Nous reprenons l’ascension pour 1,3km, 400 mètres de dénivelé et 1h30 de randonnée en pleine nuit avec les frontales. Il fait toujours aussi froid. Heureusement, nous sommes bien équipés. Nous arrivons à 4h en haut du sommet (3776 mètres) et attendons le lever du soleil pendant 30 minutes.

On restera le temps d’admirer la vue puis redescendrons jusqu’à la 5ème station que nous atteindrons vers 9h, bien fatigués ! Un joli défi qui en valait la peine et bravo aux enfants !

L’après midi pendant qu’ Erwan retourne chercher le sac, repos pour le reste de la famille !Nous avons découvert un petit restaurant où les tartes aux pommes et le gâteau au chocolat sont succulents ! Quel bonheur !

Le lendemain, nous nous baladerons le long du lac de Kawaguchico.

Le 05 juillet, nous prenons le bus direction Mishima Station où le train pour Kyoto nous attend…


La Grande Muraille de Chine – Un coup de coeur !

Le 20 juin, nous quittons Beijing avec Liang, notre guide pour ces 2 jours.

Après 2h30 de route, nous arrivons au pied de la montagne. Il nous faudra une heure de marche en montée pour rejoindre la muraille. Nous sommes dans le secteur de Jiankou, un des secteurs où la muraille n’a pas été rénovée. Sur les 5000 kilomètres que couvre la muraille, peu de secteurs sont rénovés mais ceux-ci sont les plus accessibles donc les plus visités. Nous pique-niquerons en haut d’une des tours de garde. Nous sommes seuls et la vue est époustouflante ! Nous marcherons environ 4 h pour rejoindre le secteur de Mutianyu, qui lui est rénové. Nous pourrons comparer alors les deux aspects et finalement, chacun a son charme !

La muraille suivant les crêtes des montagnes, nous monterons et descendrons de nombreuses fois, soit les sentiers, soit les escaliers pour la partie rénovée. Nous étions bien fatigués à l’arrivée !

Nous rejoindrons en voiture le petit village de Simatai où nous dormirons dans une auberge (chez l’habitant). Nous goûterons à la cuisine locale, raviolis aux menus. Cuisine appréciée par tous !

Le lendemain, c’est à pied que nous gagnerons le secteur de Gubeikou. Nous marcherons 3 heures dans un secteur non rénové avec de magnifiques panoramas ! Nous serons interviewés par deux journalistes chinoises écrivant sur l’histoire de ce secteur de la muraille; une tour étant célèbre pour avoir été le quartier général chinois lors de la guerre sino-japonaise en 1934.

Après une deuxième nuit dans l’auberge, nous regagnerons Beijing sous la pluie. Nous aurions dû marcher une journée supplémentaire sur la muraille mais nous avons été forcés de nous adapter à la météo. La muraille était fermée en raison du mauvais temps.

Un coup de coeur pour tous les 5 ! Marcher sur la muraille avait un côté mythique !!!! Nous avons vraiment apprécié ces deux jours !

Nous laissons Jeanne vous conter l’histoire de cette grande Muraille de Chine dans un prochain article….

Jour 308 à 311 (11 au 14 juin) – De Xi An à Pingyao, Arrivée en Chine et premières découvertes !

Nous arrivons à Xi’An (prononcer « Cian ») le 10 juin à 23h15 après 5h de vol. Le passage de la douane se fera sans problèmes (nous avions bien travaillé avant !) et nous rejoindrons notre hôtel au coeur de la vieille ville.

Le 11 juin, nous faisons connaissance avec notre guide locale chinoise Claire (prénom français d’adoption) et visitons la petite pagode et son parc. Les pagodes sont des tours où sont entreposés les sutrats bouddhistes (livres philosophiques). Dans le parc, on découvre les tours de la Cloche et du Tambour. Elles servaient à indiquer l’heure lorsque la pendule n’était pas encore inventée. On les retrouvera dans toutes les villes. Jeanne pourra s’initier avec brio à la calligraphie chinoise pour son plus grand plaisir et nous assisterons à un petit spectacle d’ombres chinoises.

Il est ensuite l’heure de déjeuner dans un restaurant typique et de découvrir la nourriture chinoise et les baguettes. Après un petit cours sur l’utilisation de celles-ci, nous sommes agréablement surpris par le goût des aliments. C’est bon ! (ouf !) et cela n’a rien à voir avec les restaurants chinois français !

L’après midi, nous visiterons le fameux site de l’armée des soldats de terre cuite. Ce site est vraiment impressionnant de part sa taille et son âge. Le premier empereur qui unifia la Chine, Que Qin Shi Huang, en 200 avant JC avait préparé son tombeau pendant 40 ans. Cette armée était sensée le protéger dans l’au delà. Il a été découvert  par des paysans qui creusaient un puits en 1974. Tous les soldats (sauf un à genou, en vitrine) étaient abîmés et ont été restaurés (7 mois pour une équipe pour restaurer un soldat). La restauration se poursuit et il y en a au moins encore pour 100 ans…

Après une balade sur les remparts de Xi’An, nous regagnerons notre hôtel bien fatigués (et notre guide aussi).La nuit précédente avait été courte.

Le 12 juin, nous prenons la route pour les montagnes Hua Shan, montagnes sacrées pour les taoïstes. Après 2h de route, du bus puis une montée en téléphérique, nous atteignons le sommet ouest. Ces montagnes ont une forme en fleur de lotus avec 5 sommets (Nord, Sud, Ouest, Est, Centre). Nous sommes ébahis par la beauté du site ; les montagnes semblent coupées à la hache et sont très abruptes. Nous randonnerons du sommet Ouest au sommet Nord en passant par le Sud (2154 mètres). Notre guide, trop fatiguée, ne nous accompagnera pas dans cette balade …. Relation un peu compliquée avec celle-ci.

Le soir, nous découvririons Xi’An by night. Les illuminations des bâtiments sont somptueuses ! Nous sommes surpris par cette ville, qui ressemble aux grandes villes occidentales. Tout est fait en grand : les routes, les escaliers, les immeubles … La périphérie des villes est envahie de barres d’immeubles stéréotypées, ce qui n’est pas très joli mais les Chinois sont nombreux … Nous déambulerons dans le quartier musulman : dépaysement et ambiance assurés ! Nous mangerons à Pizza Hut, qui va devenir  notre refuge quand nous en aurons un peu marre de la nourriture chinoise !

Le lendemain, nous prenons le TGV, direction Pingyao. On fera la connaissance d’un étudiant chinois, qui était très curieux à propos de la France et de sa politique. Contrairement à l’image que nous avions pu avoir des Chinois lorsqu’ils visitent en groupe les pays étrangers (ils poussent, sont « speed », et plutôt mal élevés), ceux-ci sont extrêmement gentils et toujours prêts à nous aider. Nous sommes un peu (beaucoup) les bêtes curieuses mais toujours avec un grand sourire en nous regardant. Hormis avec les jeunes étudiants qui parlent très bien anglais, la barrière de la langue est omniprésente mais on se débrouille pour se faire comprendre ! On ressent parfois un manque d’éducation plus lié à leurs traditions et leur histoire (ne soyez pas surpris des bruits étranges venant de leurs gorges, des crachats et des portes ouvertes dans les toilettes usitées …).

On découvre notre Guesthouse dans la ville fortifiée de Pingyao, une des seules villes à avoir été conservée pendant la révolution culturelle des planificateurs communistes. On se croirait dans la Chine impériale, au Moyen âge pour nous. Nadège et Erwan dormiront sur un lit fait de briques (avec un matelas tout de même) et les enfants dormiront dans un lit à baldaquin. Les oreillers sont fait de graines de sarrasin ; c’est un peu dur ! Nous nous baladerons sur les remparts et découvrirons le lendemain les différents sites de la ville. Ville typique et très sympa à visiter !

Nous avons même rencontré notre ancien président, Valéry Giscard d’Estain. Malheureusement, il était très occupé et nous ne l’avons vu qu’en photo !

Nous avons eu une petite explication sur la façon de visiter des Chinois à l’étranger. Les voyages coûtent extrêmement chers et le fait de voyager en groupe fait baisser la note. Les formalités administratives sont aussi facilitées. Il est encore difficile de visiter en individuel. Avant de partir, ils laissent en Chine une caution bancaire (d’un montant important) qui leur est restituée en rentrant. Ils visitent en général 8 pays d’Europe en 10 jours et il est important pour eux de dépenser en shopping ; une commission étant reversée aux organisateurs, ce qui permet encore de diminuer le prix du voyage. De même, ils  mangent dans les restaurants chinois pour limiter les coûts et que ce soit rapide ! Le plus important pour eux est de prendre une photo du site pour dire qu’ils l’ont visité.

Jour 301 à 307 (04 au 10 juin) – L’île de Penang !

Nous arrivons sur l’île de Penang le 03 juin en début d’après-midi. Nous découvrons GeorgeTown, sa ville principale, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008, qui allie quartiers modernes et anciens. Nous logerons dans le quartier Little India, qui fait partie du centre historique. Notre 96ème logement est une grande pièce commune de 100m² pleine de charme. Nous découvrons au coin de notre rue un café « Pit Stop  6 » qui deviendra notre cantine du midi. En effet, les courses aux supermarchés ne sont pas fructueuses et les prix des restaurants sont tout à fait raisonnables (6 à 7€/personne). Il y a une forte diversité culturelle dans cette ville façonnée par des décennies de colonialisme, de commerce et de tourisme : temples hindous et chinois, mosquées, échoppes en tous genres …

Tout au long de cette semaine, nous allons découvrir en déambulant dans les rues ce qui fait la particularité de Penang : son Street Art. On vous laisse en photos admirer quelques œuvres… On visitera aussi la maison Khoo Kongsi. C’est une maison de clans, qui jouent un rôle central pour les communautés chinoises d’outre mer.

Le 05 juin, nous prendrons le téléphérique pour nous rendre à Penang Hill (821 mètres). La vue est sympa mais les attractions touristiques pullulent et dénaturent le site. On en profitera tout de même pour marcher sur quelques sentiers au calme. Nous nous arrêterons en rentrant, au temple Kek Lok Si, plus grand temple bouddhiste de Malaisie.

Le 07 juin, nous nous lèverons tôt pour nous rendre au Parc National de Penang. Nous marcherons pendant 1h30 dans la jungle jusqu’à la jolie plage des tortues (on ne peut malheureusement pas s’y baigner). La chaleur humide est toujours aussi présente et les habits sont très vite détrempés. Les tortues ne sortant qu’à 3 h du matin, nous observerons quelques spécimens au centre de préservation de celles-ci. Par bateau, nous rejoindrons la plage des Singes où nous ne resterons que le temps de nous baigner. On est un peu déçu par cette plage, qui nous avait été fortement recommandée pour sa beauté, et que nous trouvons défigurée par de multiples paillotes en tous genres.

Le 09 juin, nous visiterons deux temples (cela nous manquait…) : le temple bouddhique birman Dhammikarama et le temple Thaï Wat Chayamangkalaran, avec son bouddha couché de 33m de long. Nous irons ensuite flâner dans le jardin botanique avant une dernière baignade sur la plage de Batu Ferringhi, qui, elle, nous a agréablement surpris (Malgré l’avis négatif du guide Lonely).

Nous profiterons aussi de cette semaine pour finir de préparer les deux mois à venir. Les enfants seront quant à eux très studieux !

Demain, direction X’ian (Chine) via Kuala Lumpur ! Une autre aventure commence ….

Jour 295 à 300 (29 mai au 03 juin) – Ipoh, et l’enfer vert de la jungle !

Nous arrivons à Ipoh le 28 mai dans l’après-midi. Ipoh est une ville importante dans l’état du Perak (700 000 habitants). L’appartement est bien agencé au 16ème étage d’un immeuble dans le centre de la ville. Pour les courses, les supermarchés sont loin de proposer les produits que nous avons l’habitude de trouver ailleurs : pas de viande, peu de légumes … bon, on va se débrouiller quand même ….

Nous visiterons la ville le lendemain où l’on note une influence chinoise importante. Le tour sera très rapide parce qu’il n’y a pas grand-chose à voir (Mairie, Gare, Clock Tower et Mosquée).

Le 30 mai, nous partons à 6h30 pour découvrir les Cameron Highlands, réputées pour leurs randonnées. … on ne sera pas déçu et on se demandera dans quoi nous nous sommes embarqués ?!

En effet, nous avons choisi le « Brinchang Barat Trail », plus connu sous le nom de  Jungle Trail n°1. Après avoir mis presque 1h à trouver le début du trail (on a demandé à plusieurs autochtones et après plusieurs essais, nous avons réussi à trouver la petite entrée !), nous nous retrouvons en pleine jungle ! La montée jusqu’au sommet (2000 mètres) se passera plutôt bien … un peu raide, quelques passages sensibles mais ça allait (1.30 heure environ). La deuxième partie va s’avérer beaucoup, beaucoup plus difficile. Le terrain est boueux et glissant, quasiment pas praticable à certains endroits, des cours d’eau à traverser, des troncs d’arbres à enjamber…  Il y aura plusieurs chutes, heureusement sans conséquences. Après 2 h dans cet enfer vert, et avec un bonheur immense, nous arrivons près de la route où nous apercevons le panneau « Congratulations » qui signifie la fin de la galère! Vous pourrez admirer l’état de nos vêtements, surtout Erwan ! Il nous restera tout de même encore plus de 2h pour retourner à notre voiture … mais des malaisiens (très gentils), qui ont eu pitié de nous, nous ont pris par deux fois en stop à l’arrière de leur pick up pour nous ramener à bon port !

En descendant, nous pourrons observer de nombreuses serres (légumes et fraises), ainsi que des plantations de thé et nous en profiterons pour acheter des fraises. Gourmandise bien méritée !

Après une bonne nuit réparatrice, nous visiterons les alentours d’Ipoh. Il y de nombreux temples grottes creusés dans les falaises. Nous en visiterons un ; à noter que l’on ne reconnaît  plus grand-chose des grottes qui ont été peintes. Ensuite, nous nous baladerons dans la grotte de Gua Tempurung, plus grande grotte calcaire de Malaisie, constituée de 5 dômes. Plutôt sympa et très différent des grottes que l’on connaît. Ce ne sont pas des grottes souterraines et la température reste haute ! Puis, nous nous dirigerons vers le château de Kellie, petite folie d’un écossais, riche propriétaire de plantations d’hévéas, qui est mort avant la fin des travaux en 1926. Amoureux de l’Inde, tous les matériaux et les ouvriers venaient de là-bas. Journée tranquille.

Le 01 juin, nous partons pour la parc national Royal Belum, sur l’île de Pulau Banding. Sur la route, nous nous arrêterons à Taiping, ancienne ville coloniale, qui ne nous a pas vraiment charmés, hormis ses « Lake Gardens ».

L’hôtel que nous avons eu beaucoup de mal à réserver est splendide avec une magnifique vue sur la jungle et le lac (celui-ci est artificiel). Nous profiterons de la piscine à débordement.

Le lendemain, nous partirons en bateau à la découverte de la jungle accompagné d’un guide prénommé Omar. Nous ferons tout d’abord une petite randonnée (bien plus praticable …), puis  nous nous arrêterons dans un village indigène Orang Asli Village où vivent  17 familles (105 personnes). C’est assez déstabilisant de découvrir leurs conditions de vie …. Plus que simples ! Ensuite, on profitera des Sungai Ruok Waterfall pour pique-niquer et pour se baigner (enfin que Erwan ,qui se fera grignoter les pieds par les petits poissons …sympa !) Nous terminerons par l’observation de bulbes de rafflésies. Ces fleurs mettent 2 à 3 ans avant de se former à partir des lianes d’arbres, puis plusieurs semaines avant de s’ouvrir, et restent ouvertes 5 jours. Ce sont de très grandes fleurs qui ont une odeur de « vomi » !

Les sangsues, quant à elles, vont venir à nous et « bisouter » Jeanne ! impressionnant à voir ! Ce sont des sortes de petits vers qui repèrent l’odeur humaine, bondissent ou rampent jusqu’à s’accrocher sur la peau. Ils pompent  alors le sang humain, et grossissent énormément. De vrais vampires !

C’était une  belle journée  avant notre départ le lendemain pour l’île de Penang, à 2h30 de route.

 

Jour 277 à 283 (11 au 17 mai) – Chiang Mai et le Nord de la Thaïlande !

Nous arrivons le 11 mai à 8h45 en gare de Chiang Mai après une nuit passée dans le train au départ de Bangkok. Nous n’avons pas si mal dormi que cela … Maxime a même fait sa meilleure nuit depuis bien longtemps (dixit l’intéressé) !

Nous sommes accueillis par Jak, qui nous accompagnera tout au long de nos différentes excursions. Nous découvrons notre maison dans la petite ville de Mae Ring (à 20 kilomètres au nord de Chiang Mai). Malgré une cuisine pas très propre, la maison est sympa et le jardin ainsi que la piscine sont très agréables.

Nous irons découvrir à pied le temple Wat Dara Phirom situé à côté de la maison. Il est magnifique et nous apprécions la quiétude car il n’est pas visité ! (pas de touristes sauf nous bien sûr (nous ne nous sommes pas encore convertis au bouddhisme ! …))

Le 12 mai, nous partons visiter Chiang Mai. Les principales attractions de la ville sont ses temples ; nous en visiterons trois : le Wat Phra Singh (le plus célèbre), le Wat Chedi Luang et le Wat Chiang Man (le plus ancien). On découvre que la religion et l’astrologie chinoise sont très imbriquées. Les offrandes sont toujours de mise et on a même vu nos trois enfants reconvertis à faire la quête ! (si, si en tenue orange et sans cheveux !) On déambulera dans la vieille ville.

Depuis l’Inde, Nadège s’est habituée à porter des tenues longues ; mais en Thaïlande, ce n’est pas toujours suffisant. Le pantalon peut être refusé aux femmes, jupes longues de rigueur. Parfois l’accès à certains temples est même interdit aux femmes. (vous pourrez lire les étranges raisons sur l’écriteau rouge pris en photo ci-dessous…)

Le lendemain, nous prenons les routes de montagnes pour accéder au temple Wat Phra That Doi Suthep. On bénéficie d’un beau panorama sur la ville. On visitera aussi le palais Bhubing, résidence d’hiver de la famille royale de Thaïlande. On s’est baladé dans les jardins où se mêlent végétation de chez nous et végétation tropicale. Sympa ! On finira par se balader dans un village Hmong, et découvrirons l’histoire de cette minorité dans un petit musée dédié. (Minorité qui vivait en Chine près du fleuve jaune et qui a été contrainte de migrer vers l’Asie du Sud Est.)

Le 14 mai, nous ferons un peu de shopping dans le quartier moderne de Chiang Mai (nos habits commencent à s’user et certains ont même rendu l’âme !). Après avoir dîné, nous finirons la soirée dans un marché nocturne : plein de petits marchands (de petites « saloperies »), quelques étals d’insectes (on n’a pas goûté ?! …) et on s’entraînera au tir au pistolet !

Le lendemain, nous retrouverons la nature (pour notre plus grand plaisir) avec un site de cascades et une végétation luxuriante !

Le 16 mai, nous partons à 7h du matin vers Chiang Rai au Nord de Chiang Mai sous une pluie battante ! Nous visiterons, entre les gouttes, le Wat Rong Khum ou White Temple, temple réalisé par un artiste en 1997. Oeuvre surprenante, très belle mais un peu glauque ! Nous visiterons ensuite un site, Baan Dum, qui regroupe plusieurs bâtiments traditionnels, pour la plupart peints en noir, dans un joli cadre. On peut observer à l’intérieur des peaux de bêtes, des ossements …. Strange !

Nous voulions initialement monter jusqu’au Triangle d’Or (frontière entre la Birmanie, le Laos et la Thaïlande) mais la pluie en a décidé autrement … Dommage !

Le lendemain, c’est l’heure du départ, nous nous envolons vers l’île de Ko Samui !

 

Jours 241 à 247 (05 au 11 avril) – Le Kerala – Premiers pas en Inde

Le 04 avril en début d’après-midi, nous prenons l’hydravion pour Malé puis nous embarquons pour Trivandrum, capitale du Kerala. Nous sommes impatients de découvrir ce pays mais appréhendons quelque peu le choc culturel… Nous arrivons vers 18h et après avoir passé la douane (au pays des moustachus !), nous faisons connaissance avec notre chauffeur « Simsons » (pas sûr de l’écriture …). Nous prenons la direction de Varkala à 1h30 de route. Nous allons vite nous rendre compte qu’il vaut mieux parler en temps qu’en kilomètres et que conduire en Inde pour un européen est « Mission Impossible ! ». Ils conduisent comme des dingues et usent du klaxon de façon compulsive (pas pour enguirlander l’autre conducteur (comme en France) mais pour prévenir) !

La route passe relativement vite car toute l’agitation ambiante nous accapare ! A l’arrivée à notre hôtel, nous découvrons notre premier paradoxe : l’agitation ambiante et la lenteur pour obtenir certaines choses (le simple fait de récupérer nos passeports après les photocopies d’usage a mis un temps certain après plusieurs demandes de notre part).

Le lendemain matin, nous nous rendrons en ville pour acheter un sari pour Jeanne (un rêve « ancien » de notre miss). Simsons nous conduira dans une boutique locale puis chez la couturière pour la confection du petit boléro. Trop belle !

Nous profiterons de l’après-midi pour nous balader le long des falaises de Varkala au milieu des nombreuses échoppes. Il fait chaud et humide. On est un peu assommés….

Le 06 avril, nous partons pour Allepey (110 km – 3h de trajet) et sommes arrêtés à plusieurs reprises sur la route par des manifestants en raison d’une grève due au meurtre d’un étudiant quelques jours auparavant. Les manifestants étaient assez virulents mais nous ont finalement laissés passer en tant que touristes (avec un petit écriteau sur la voiture disant que l’on se rendait à l’aéroport). Nous n’étions pas très rassurés …

Nous arriverons finalement à bon port et embarquerons sur notre Houseboat pour découvrir les Backwaters, réseau de lacs, canaux, estuaires et deltas de 44 rivières se jetant dans l’océan indien. Nous passerons une journée et une nuit à bord et découvrirons les rives et la vie attenante. Apaisant et reposant !!! Très belle excursion.

Le 07 avril, nous nous dirigeons vers Peryiar (130km – 4h de trajet) en empruntant des routes de montagne qui vont avoir raison de l’estomac de Jeanne. (Pauvre choupinette !) Cela sera vite oublié avec la découverte des éléphants dans une petite ferme (5 éléphants avec leurs 10 mahouts (dresseurs)). Nous pourrons les chevaucher, les nourrir et participer à leur bain. Erwan, Jeanne et Maxime prendront leur douche avec eux !!! Ce fut un beau moment ! Le soir, pour se remettre de nos émotions, massage tonique (à l’indienne) pour  Nadège, Jeanne et Erwan.

Le lendemain, nous aurons la chance de déjeuner dans la famille de Monsieur Thomas, producteur d’épices qui nous fera découvrir sa plantation. Rencontre instructive ! 90 kilomètres nous attendent pour rejoindre Munnar en 3h30. Les routes ne sont pas meilleures mais on profite de beaux points de vue sur la jungle et les montagnes.

Le 09 avril, randonnée (10 kms) dans les plantations de thé avec Augustin, notre guide. Cela nous a fait plaisir de nous retrouver en pleine nature avec de magnifiques paysages et toutes les teintes de vert. Jeanne vous en dira plus sur la culture du thé dans un prochain article…

Le lendemain, nous prenons la direction de Kochi (Cochin de son ancien nom colonial). En partant, nous pouvons observer des travailleurs récoltant des feuilles de thé. En arrivant, nous nous arrêterons à la laverie (depuis 15 jours sans possibilité de laver nos affaires, nous n’avons plus rien à nous mettre !). La laverie … moment épique …. retour 100 ans en arrière…alors que certains touristes visitent la laverie, nous déposons notre linge sous leurs regards éberlués. Après un comptage du linge à même le sol, nous le laissons, pas très rassurés !

En fin d’après midi, nous assisterons au spectacle « Kaleidoscope » qui présente les arts majeurs du Kerala. Pas vraiment emballés ! Mais nous avons bien ri parce que cela avait un côté burlesque (3/4 heure à observer le démon peint en vert qui se maquille) ! Nous avons cependant bien apprécié les arts martiaux et la danse indienne.

Le 11 avril, nous partons à la découverte de Kochi : Palais hollandais où est relatée l’histoire de la ville, un temple hindou, la synagogue (mais fermée), l’église Saint François Xavier et enfin le port et ses carrelets chinois. On se baladera le long de la mer, des marchés de poissons et à travers la ville. Nous avons profité en déjeunant avec Simsons  de discuter des traditions indiennes et avons été surpris du poids et de la pérennité de celles-ci (mariages arrangés, castes …).

Erwan a même trouvé le film de son année de naissance ! « 1971, behind borders » avec un acteur (moustachu bien sûr ) trop bien !

Après avoir récupéré notre linge en bon état (ou presque), nous prenons la direction de l’aéroport et nous embarquons pour New Delhi à 20h15.

Nous appréhendions mais sommes envoûtés par ces premiers jours passés dans ce pays aux antipodes du nôtre et des pays que nous avons visités auparavant. C’est un pays plein de contrastes mais haut en couleurs ; couleurs admirablement bien portés par les femmes indiennes en sari. Nous nous sommes laissés transporter par cette agitation incessante en essayant de ne pas porter notre regard européen sur leur façon de vivre. Nous nous contentons d’observer et de découvrir. A suivre ….

Jours 231 à 234 (26 au 29 mars) – Uluru et Kata Tjuta (Centre Rouge)

Le 25 mars, en début d’après midi, arrivée au Ayers Rock Resort, unique ensemble hôtelier près du parc d’Uluru-Kata Tjuta. Celui-ci a été construit suite à l’accord signé en 1985 entre les aborigènes et l’Etat Australien, qui redonnait les terres à ces derniers sous condition d’un bail de 99 ans pour l’exploitation conjointe du parc. Il n’y a donc plus d’hôtels ou de campings dans le parc ; seul un village de 400 aborigènes vivant en communauté existe près du rocher d’Uluru. Ce village ne se visite qu’avec un permis.

En soirée, nous assistons au coucher de soleil sur les deux rochers : Uluru (monolithe) et Kata Tjuta (plusieurs rochers alignés).  Les couleurs sont splendides !

Le lendemain matin ,lever à 4h30 (ce n’est pas une sinécure, ce voyage !), après une nuit perturbée pour Erwan et Nadège, par une petite habitante (souris !) dans la chambre … Nous allons voir « Field of Lights », une oeuvre de Bruce Munro en plein air : 50 000 sphères colorées illuminées (par des fibres optiques) qui  représentent le coeur spirituel de l’Australie. Au lever du soleil, en toile de fond, nous pouvons admirer les deux célèbres rochers.Ce spectacle nous a enchantés ! Nous étions un petit groupe et le calme environnant nous a permis d’en profiter pleinement. Magnifique !

A 15h, après avoir changé de chambre (du fait de la petite souris … qui n’est pas la même que celle de la dent de Jeanne !), direction Uluru pour une excursion guidée. Un arrêt au Visitor Center  nous permettra de mieux appréhender la culture aborigène ainsi que l’histoire de ce peuple.

La culture aborigène  se transmet à travers les rituels, l’art, la culture et le langage. Tout est connecté: chaque pierre ou parcelle de terre appartient à tout un univers qui alimente la vie spirituelle, économique et culturelle du peuple. Le temps du rêve (Tjukurrpa en langue anangu (ou aborigène)), aussi appelé « le rêve », est le thème central de la culture des aborigènes d’Australie. Le « temps du rêve » explique les origines de leur monde, de l’Australie et de ses habitants. Les aborigènes respectent une loi non écrite très importante qui régit leur fonctionnement en communauté. Les hommes et les femmes ont chacun leurs tâches bien définies.

Nous avons effectué deux petites randonnées : Mala Walk et Mutitjulu Waterhole. Ce qui nous a surpris, c’est que cet énorme rocher au milieu du désert abrite la  vie : des arbres et plantes, des points d’eau (l’eau est sacrée pour les aborigènes et il tombe 30 cm d’eau par an)  et des animaux. Nous pourrons observer des peintures rupestres. Nous finirons l’excursion en admirant le coucher du soleil autour d’un verre. Moments magiques !!

Le 27 mars, départ à 5h 30 (eh oui encore matinal !), pour une excursion vers les rochers de Kata Tjuta. Après avoir profité du lever du soleil sur les deux rochers, nous marcherons dans la Walpa Gorge avant de savourer un petit déjeuner (bien mérité !).

A 11h, départ pour l’aéroport, direction Sydney. Un long périple nous attend pour rejoindre les Maldives !

Ces quelques jours dans le Centre Rouge nous ont ravis par la beauté des paysages mais aussi par la découverte d’une culture bien différente de la nôtre !

Jours 226 à 230 (21 au 25 mars) – De Alice Springs à Kings Canyon (Centre Rouge)

Le 21 mars, un peu assommés par la chaleur, nous découvrons Alice Springs. C’est relativement rapide parce qu’il n’y a pas grand chose à voir. Nous monterons en haut de la colline d’Anzac Hill qui nous offrira une vue d’ensemble de la ville et découvrirons l’art aborigène qui va passionner Jeanne. Le soir, nous dînerons avec Anne et Laurent, rencontrés précédemment dans le Ghan. Les garçons goûteront les spécialités locales : ribs de crocodile et steaks de kangourou.

Le lendemain, après avoir récupéré notre 4×4, nous partons vers l’ouest direction Glen Helen à 150 km. Nous ferons plusieurs haltes pour découvrir les paysages : Simpsons Gap, Standley Chasm, Ellery CreekBig Hole où nous pique-niquerons et nous baignerons,  Serpentine Gorge et Ormistone Gorge. Les paysages sont désertiques mais pas comme nous pouvions les attendre. Ce n’est pas un désert de sable mais de grandes étendues désertiques parsemées de grandes herbes et d’arbres, ponctuées de gorges où l’on retrouve des points d’eau. La couleur dominante est le rouge. Ce rouge est dû à l’oxydation du fer dans la roche.

Le soir, nous profiterons d’un logement simple au pied des gorges de Glen Helen et nous dînerons autour d’un barbecue réalisé par nos soins !

Le 23 mars, 250 kilomètres nous séparent de Kings Canyon. Nous les parcourrons en empruntant une piste de sable rouge. Nous ferons de nouveau différents arrêts : Red Bank Gorge, Tyler’s Pass Lookout et enfin Tnorala, joli cratère créé par une météorite et lieu de massacre entre aborigènes. Le midi, il fait tellement chaud (~ 42°C), que nous retrouvons notre « pique-nique car » adopté en Islande. (La climatisation a quand même du bon !) Arrivée à Kings Canyon dans l’après midi ce qui nous laisse le temps de profiter de la piscine.

Le lendemain, lever matinal pour un départ à 6h30,  nous partons pour la randonnée « Rim Walk » au coeur du Canyon. Les moustiquaires sont de rigueur, tant pis pour notre look, au grand dam de Simon ! Cela nous protège, non pas des moustiques, mais de centaines de mouches. Les couleurs du lever de soleil sur les roches rouges sont splendides. Nous marcherons 2h30 et nous avons bien fait de nous lever tôt car la chaleur est rapidement harassante ! Une très belle marche dans un décor de rêve !

Le reste de la journée, nous nous baignerons dans la piscine, endroit le plus adapté à la situation. Nous en profiterons aussi pour gérer l’intendance et les enfants pour travailler.

Le 25 mars, nous reprenons la route, direction le célèbre rocher d’Uluru ! En route nous croiserons nos fameux dromadaires avant d’observer le Mont Connor et le lac salé Amadeus !!!